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05
2010

la croisière en GO NEPTUNE

Publié le 16 août 2005,

Le Go Neptune est la dernière déclinaison d’un merveilleux bateau le Neptune 5.50.

Adolescent quand nous partions avec mes parents à la mer, dans la R16 paternelle depuis Avignon direction la Grande Motte notre route passait par Domazan dans le Gard et longeait le chantier Neptune qui produisait ces bateaux. Je me tordais le cou pour apercevoir les dernière unités construites en instance de départ pour différents bassins de navigation. A l’époque le Trident 80 était le fleuron du chantier et ce fut d’ailleurs, bien des années plus tard, mon premier « gros » bateau.

Puis vint la jauge micro et le Neptune 5.50 s’érigea bien vite en pilier de la série. Des années plus tard je régatais avec acharnement et bonne humeur contre des Neptunes sur le plan d’eau du Grand Large à Lyon. Quand notre Maraudeur a été au point, l’espace d’une saison… avec mon pote Gallo on en a fait baver à quelques uns… Les Saint Pierre sur Midget, Vido sur le Neptune Epsilon, Tonton Cochon, Laviolette et Cie s’en souviennent peut être … ou bien on définitivement oublié…

Bref,le Neptune est un sacré chouette canote … Une formule 1 des plans d’eau intérieur, rapide, exigeant , parfois volage, un peu de vent , un départ au lof et un toit … un …

Aussi quand le GO Neptune est apparu au salon de Paris désormais construit par GO YACHTING avec sa coque noire … la CLASSE !!!

J’avais le souvenir d’un voilier technique, pour ne pas dire délicat pour qui ne voulait pas bouffer de l’écoute en régate. Et bien le bateau a évolué, il reste une référence en régate mais s’est assagit. Pour preuve il est aussi un bon bateau de croisière.

Avec l’accord de Roger Baudet, voici la reproduction de l’article paru sur le site des GO NEPTUNE ….

Mon GO est un voilier de croisière.

Petit rappel amusant

Le GO a été demandé par des passionnés de régates qui voulaient que la série des Neptune continue, mais ce sont des amateurs de croisière qui ont acheté les premières unités.

Les atouts

Ce 18 pieds est réellement transportable puisque tractable par une voiture de moyenne cylindrée, avec mise à l’eau directement depuis la remorque. Sa cabine, bien que (trop) petite, est parfaitement isolée thermiquement et phoniquement grâce à la construction en sandwich. Le cockpit est vaste et très confortable. Enfin, le voilier est homologué insubmersible, ce qui peut toujours servir !

Les manques

Mais attention, un Go de croisière “clé en main”, cela n’existe pas. La cabine ne comprend que quatre couchettes et éventuellement un réchaud en option, c’est tout ! Pour le régatier, c’est peut-être le grand luxe, pour la croisière, non !

Le cahier des charges

Mais au fait, qu’est-ce qu’un voilier de croisière ?

Ma définition est la suivante :

Un bateau qui avance de jour comme de nuit, qu’il y ait du vent ou qu’il n’y en ait pas !

Un bateau qui peut s’éloigner de côtes en toute sécurité et dans un certain confort.

Les aménagements

Pour atteindre notre objectif, nous avons divisé l’espace du Go en “blocs”.

À l’avant, le couchage ; nous gardons les couchettes d’origine, mais les rallongeons de 15 centimètres (elles passent de 1m70 à 1m85) et les revêtons d’un tissu plus “cosi”. De côtés, les autres couchettes sont supprimées et font place : sur bâbord, à la cambuse (assiettes, casseroles, nourriture) et à tribord, à la “centrale technique” (GPS, VHF, tableau électrique, outillage).

A bâbord, le côté cambuse

A tribord, le côté technique

L’arrière bâbord est transformé en coffre à mouillages ouvrable de l’extérieur seulement. L’arrière tribord devient notre armoire à habits. Sous le cockpit, c’est plus traditionnel ; cachés derrière une porte : les WC chimiques, les voiles de rechange, la réserve d’eau (30 litres). Nous ajoutons sur le sol de la cabine un petit coffre pour cacher la pompe de cale et pour les boissons (contenu confidentiel !). Nous fabriquons également un coffre à l’arrière du bateau, dont le but est de recevoir les deux réservoirs à essence pour le moteur.

Électricité

Le bateau est livré sans circuit électrique. Nous posons donc une batterie de 45 A/h sous la couchette tribord, contre la dérive. Le voilier est équipé de feux de mouillage et de navigation, plus de la lumière pour la cabine. C’est l’alternateur 3A/h du moteur qui maintient la charge. Nous avons également un chargeur de quai, mais nous l’utiliserons très peu. Un petit accu de 1,3 A/h est stocké dans une poche étanche, au cas où la batterie nous lâcherait.

Et encore…

Quelques éléments sont ajoutés pour le confort : Un aérateur solaire pour la ventilation de la cabine, un plancher dans le cockpit pour éviter de se griller les pieds ou se les mouiller (l’eau passe dessous), un filet pour empêcher la canette de bière de s’envoler par-dessus bord et même une petite douche solaire installable sur le pont, sans oublier la traditionnelle échelle de bain !

Le bateau est prêt. Encore une balancine pour éviter la bôme sur les pieds, un équipement de sécurité correct, une girouette en tête de mât et nous pouvons partir.

Premières impressions

Les essais ont lieu sur le bleu Léman, donc, en eau douce. Première constatation qui se vérifiera en mer, le bateau est stable, très stable. Rien à voir avec certaines descriptions de Neptune “partant au tas”. Cela sera confirmé par d’autres utilisateurs. Est-ce la dérive de 45 kilos ? Est-ce la répartition des charges ? Est-ce una façon de naviguer plus tranquille qu’en régate ? Je n’en sais rien, je constate seulement. La proue coupe bien les vagues, nous serons très peu mouillés. Le roulis, même au portant, est très faible. On se croirait vraiment sur une grosse unité, si ce n’est la sensibilité à notre propre poids qui fait pancher le voilier lorsqu’on se déplace sur le pont.

“Lets’Go” de dos

“Let’s Go” de face

Pour un lac, le bateau est légèrement sous toilé et ne fait pas le poids contre certain “vrais” lacustres bien profilés. En mer, par contre, nous n’aurons pas à nous plaindre de nos 18,5 m2 réglementaires.

La première croisière

“Let’s Go” est mis à l’eau à La Ciotat, en Méditerranée. Au programme, 10 jours qui nous amènerons à Canne par le chemin des écoliers avec des navigations de 20 Milles par jour en moyenne. Petite surprise, nous avions fait très attention à la répartition des charges. Comme les mouillages (deux ancres plates de 4 et 6 kgs plus deux fois six mètres de chaînes) sont très lourds et situés sur tribord, nous pension voir le bateau s’incliner légèrement sur ce côté. En fait, il penchera de l’autre, c’est-à-dire du côté des bagages. Ce n’est pas la tour de Pise, mais tout de même une légère insulte au fil à plomb. La prochaine fois, je pars avec la brosse à dents, mais sans le dentifrice, cela devrait rétablir l’équilibre !

Le pilote

Notre vaisseau est un biplace, mais nous sommes trois à bord. Nous avons installé Victor, notre pilote automatique. Au départ, il n’était pas prévu dans l’équipage. Une longue navigation à barrer au moteur plus un prix très attractif de la part d’un distributeur ont eu raison de nos résistances. Nous avons acquis Victor, en fait, un Simrad TP10. D’abord prévu pour les allures moteur, Vicor barrera également sous voiles, et plutôt bien (ce n’est tout de même pas un fan du vent arrière). En fait, je crois qu’il n’y a que deux types d’utilisateurs de pilotes : Ceux qui n’ont que des problèmes avec, et ceux qui n’en ont jamais. Heureusement, nous semblons faire partie de la seconde catégorie.

Victor, le moteur, le coffre à essence et le pavillon national !

La vie à bord

Manger, dormir, regarder le paysage… Nous sommes à l’aise sur ce bateau et envisageons déjà des croisières beaucoup plus longues. Seul défaut, le plafond de la cabine est vraiment bas ! Mais il faut souffrir pour être beau (GO ?).

Avec un rouf plus haut, la ligne superbe du voilier ne serait plus la même. Nous acceptons donc de nous taper la tête ! Au port, nous disposons d’une tente faite sur mesure et couvrante le cockpit. Elle est composée d’arceaux en aluminium et d’une bâche “Hi-tec ” (en tout cas, si on considère son prix !). Cela nous donne une pièce de plus, soit, au gré des humeurs, un salon, une salle à manger ou une cuisine. Cette tente sera en fait très vite montée, très résistante au Mistral et saura se faire discrète une fois pliée.

“Let’s Go” à Saint-Raphaël avec sa tente. Esthétique discutable mais efficacité garantie !

Comment ça avance

La vitesse du voilier est conforme à nos prévisions. Au moteur, notre 5 chevaux quatre-temps tient les 5 noeuds sans problème, ceci en n’engloutissant qu’un litre deux à l’heure de sans-plomb 95. Nous avons 24 litres de réserve de ce breuvage, ce qui nous donne une autonomie de 20 heures.

Au moteur, le “sailmaster” affiche 5 noeuds 85 au cap 075 !

Sous voiles, nous oscillons entre trois et six noeuds selon le vent (force 2 à 6 durant notre croisière). Nous ferons une petite pointe à 8,5 noeuds lors d’une allure au portant. Notre voilure est celle proposée par le constructeur : voiles en mylar, spi symétrique (non pris en Méditerranlée, car nous ne sommes pas encore des experts de ce bout de tissu), trinquette “au cas où”, mais qui restera également dans sons sac. Le seul jour où elle aurait été utile, nous marchions tellement bien sous grand voile seule avec un ris au portant, que nous avons eu la flemme de sortir ce petit bout de toile.

Comment ça avance (bis)

Ce n’est pas parce qu’on est en croisière qu’on va se laisser dépasser par n’importe qui !

Bon, face aux “courses-croisières ” bien profilés, aucune chance, mais la plupart des croiseurs sont de type “familial”, donc lourds. Là, nous ne nous gênerons pas et c’est souvent nous qui arriverons les premiers aux douches !

Transportable

Le Mistral soufflera sur les trois quarts de notre voyage. Un jour, il nous propose des rafales à force 8. Des voisins de ponton doivent rendre le bateau à sa base, avec comme programme une quarantaine de Milles avec ce petit vent local dans le nez.

Nous décidons de continuer au portant. Le Go est un transportable, nous le sortirons ou il arrivera, quitte à aller rechercher le véhicule tracteur et sa remorque par le train !

Les limites

Un jour, nous mesurons les limites de notre 18 pieds. Un Super Calin (6m.50) super costaud arrive de Corse. Cette destination n’est pas pour nous. Nous sommes en croisière vacances, pas en raid survie ! Un simple coup d’oeil entre les deux bateaux nous rappelle que le GO est un croiseur côtier, rien qu’un côtier. Pour le reste, svp, voir plus gros !

Les défauts

Notre GO est un bateau neuf, qui jusque-là a essentiellement connu les autoroutes et le feu des projecteurs dans le cadre d’expositions comme le salon de Paris. C’est le premier de la série, donc un prototype. Cela se traduit, comme tout voilier neuf, par un bateau pas tout à fait au point. Nous corrigeons d’entrée une foule de petites imperfections sans gravité (par exemple la fermeture de la porte du capot). Ces travaux sont effectués avant même la première mise à l’eau. Le gouvernail nous posera également un sacré problème, car il ne fonctionne pas à satisfaction. Le chantier se montrera heureusement très réactif et nous aidera grandement à corriger les erreurs. Sur les GO’s suivants, ces problèmes ont je crois été résolus.

Combien ça coûte

Notre bateau a coûté, prêt à naviguer, la somme de 26’000 Euros. C’est beaucoup diront certains. Je pense que non. La plupart des navigateurs oublient de calculer les petits frais annexes qui gonflent le prix de base de 20 à 30 %. Là, j’ai tout additionné, y compris l’achat du tire-bouchon ou celui du pavillon national ! Pour ce prix j’ai un voilier technique, performant et confortable.

Le bilan

“Let’s Go” est un excellent voilier de croisière côtière, respectant totalement notre cahier des charges. C’est un bateau qui ne passe pas inaperçu avec son “look” particulier.

Ce type de croiseur est pourtant à déconseiller aux familles nombreuses et ne fonctionne bien qu’en version biplace. Bien que stable, le Go reste un bateau conçu au départ pour la régate ; mieux vaut donc avoir quelques notions de voile avant d’embarquer.

18 pieds pour naviguer, c’est petit, donc vulnérable. Des connaissances en navigation et en météo sont indispensables pour jouir d’une croisière en toute sécurité.

“Let’s Go” à Canne. Un sacré bon petit bateau de caractère !

Les voiliers de croisière transportables ont un avenir certain. N’oublions pas qu’ils avancent à 5 noeuds en mer et à 50 noeuds sur les autoroutes ! Ils se mettent à l’eau presque partout et dorment sagement dans le jardin en hiver. Leur entretien n’est pas monumental et passé l’achat de base, ces bateaux se révèlent économiques.

Alors…

Si vous êtes un peu bricoleur, d’un tempérament sportif (mais pas trop !) et amoureux des voyages, que vos enfants ne partent plus en vacances avec vous, que vous pouvez vivre sans vous changer quatre fois par jour, que vous êtes capable de vous passer quelque temps de votre télé écran plat taille XXL, que vous n’avez pas besoin de compenser vos échecs professionnels et sociaux par un navire possédant une plateforme pour hélicoptère, que vous ne confondez pas un noeud de chaise et une chaise moteur, que vous supportez correctctement le pastis lors des soirées au ponton, le GO de croisière est pour vous ! Roger Baudet

  • la croisière en GO NEPTUNE

2 février 2006, par Chriscool

Bonjour,

Quel type de pompe de cale faut-il mettre sur un GO 5.50 ? Merci. Cordialement.

  • la croisière en GO NEPTUNE10 février 2006Je ne pense pas qu’il y ait un modèle particulier ! J’en ai mis une « au cas où » que j’utilise… quand je lave le fond du bateau. C’est un pompe simple dont le débit n’est pas époustouflant (moins de 20 litres minutes à mon avis). Il doit y avoir pas mal de modèles similaires. En cas de pépin, le seau sera plus efficace, mais c’est vrai que j’aime bien mon gadget !
    • la croisière en GO NEPTUNE9 août 2006Voici un complément concernant mon voilier « Lets Go ». Vous trouverez le récit de sa dernière croisière en Italie ici :

      http://www.cuk.ch/articles.php?uniq…

      Bonne lecture !

      • la croisière en GO NEPTUNE28 janvier 2007″Lets Go » est aujourd’hui à vendre (voir les petites annonces du Site). Le prix en version de base avec remorque et une partie de l’équipement est de 16’500 Euros.
  • la croisière en GO NEPTUNE

13 février 2007, par ulysse83

Ce serait sympas de se réunir tous les transportables confondus, sans distinction de taille.

Nous avons organisé des sorties mémorables avec les pneuboats.

Maintenant que j’ai reviré ma cuti vers la voile, j’ai la nostalgie des rencontres que nous avons faites avec mes amis SR.

Mais 5 nds contre 25 nds, ça pose trop de problèmes.

Cordialement,

  • la croisière en GO NEPTUNE14 février 2007, par Marc JamoisLes rassemblements sont des moments très agréables… voir mémorables ! Les associations de classe ou les associations de propriétaires en organisent… mais il faut avoir le « bon » bateau et faire partie de l’aspro.

    Organiser un rassemblement est une opération lourde (j’ai déjà « donné » ches les Maraudeurs en 2000 et chez les Blue Djinns en 2006..) il faut prévoir les escales pour une flotte, réserver des restaurants, prévoir les mises à leau, le parking des remorques, la sécurité, les formalités diverses auprès des capitaineries, affaires maritimes etc …

    Ceci étant il est tout à fait possible de s’organiser des sorties : balades courtes ou mini croisières à deux ou trois bateaux. C’est pour cela que j’avais mis la rubrique « rendez vous » sur le forum général …

    • la croisière en GO NEPTUNE15 février 2007, par ulysse83Désolé d’utiliser ce fil pour passer mon message mais la rubrique « rendez vous  » est vérouillée à l’écriture et à la lecture.

      Il est à supposer que les colonnes « sujet » « messages » et « réponses » risquent de voir leurs compteurs à 0 pour longtemps.

      Notre Webmaster Marc va sans doutes remédier à ça.

      Venons-en au fait !, Pour le lancement de notre bateau TES 678 BT, premier en France, nous organiserons le dimanche 25 Févier une journée de baptême bien sympathique à laquelle nous vous invitons. Le bateau sera présenté en situation sur la CAME de Hyères à partir de 12 heures, il sera officiellement lancé en France par sa mise à l’eau dans l’après-midi.

      Un apéritif aura précédé cet évènement, suivi d’une collation chaude, en l’occurence une paëla préparée sur place par un traiteur, à déguster debout (la paëla, pas le traiteur) ainsi que des desserts divers, le tout arrosé de crus locaux bien entendu.

      En espérant votre présence, les personnes intéressées sont priées de me le faire savoir sur mon e-mail j.prose@wanadoo.fr avec le nombre de personnes présentes.

      Et que la Fête soit avec toi

      Cordialement à tous

      • la croisière en GO NEPTUNE16 février 2007, par Marc JamoisDésolé d’utiliser ce fil pour passer mon message mais la rubrique « rendez vous  » est vérouillée à l’écriture et à la lecture.

        Il est à supposer que les colonnes « sujet » « messages » et « réponses » risquent de voir leurs compteurs à 0 pour longtemps.

        Notre Webmaster Marc va sans doutes remédier à ça.

        … c’est réglé !

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